Google donne des conseils aux hébergeurs gratuits pour lutter contre le spam

Google continue sa lutte contre les sites Web générés automatiquement qui viennent spammer ses résultats de recherche, en donnant des conseils aux hébergeurs gratuits afin qu’ils décèlent les traces de spammeurs parmi les utilisateurs de leur service.

L’hébergement gratuit : un nid à spam pour les moteurs de recherche

Le principe des spammeurs est d’envahir la toile de sites Web à très faible valeur ajoutée (leur contenu étant un mélange de textes copiés et modifiés donnant un résultat pratiquement illisible pour un internaute), mais qui parviennent à se positionner relativement bien dans les résultats de recherche. Une fois sur le site, l’internaute aura devant lui un site n’ayant pas de contenu particulièrement digne d’intérêt, mais un site contenant beaucoup de publicités. Une petite partie de ces internautes vont alors cliquer sur les publicités mises en avant sur le site du spammeur, ce qui va rapporter à celui-ci quelques euros par mois. Si ce spammeur parvient à générer des milliers, voire des dizaines de milliers de sites Web lui rapportant chacun quelques euros par mois, sa fortune est faite. Ce type de site Web porte parfois le nom de MFA, acronyme de « Made For Adsense », soit « Conçu pour Adsense » en français.
La logique du spammeur est donc de gagner de l’argent. Pourquoi, alors, ne pas utiliser un hébergeur gratuit, qui lui permet de n’avoir aucun frais, et de disposer d’un hébergeur souvent amateur, qui aura plus de mal à reconnaître son identité ? L’hébergement gratuit est ainsi devenu un des outils de prédilection des spammeurs.
Loin d’amener un contenu de qualité, ces sites Web sont, eux, la cible de Google qui veut les éliminer depuis des années.

Google lutte contre le spam et donne des conseils aux hebergeurs gratuits

Google et la protection de ses résultats de recherche contre le spam

Au début de son article, Fili Wiese, de la Ad Traffic Quality Team de Google, commence par louer les qualités de l’hébergement gratuit, afin de montrer explicitement que Google ne se bat pas contre les hébergeurs gratuits, mais bien les spammeurs qui les utilisent pour inonder ses résultats de recherche.
Lorsque Google s’aperçoit qu’un hébergeur gratuit est souvent utilisé par des spammeurs, Google explique qu’il essaie d’être le plus « granulaire » possible, c’est-à-dire qu’il s’efforce de trier les sites Web hébergés afin de retirer des SERP uniquement les sites provenant de spammeurs. Mais lorsque le nombre de ceux-ci devient trop important, Google n’a pas d’autres choix que de considérer la totalité des sites hébergés par le service en question comme spam, et tous les sites de l’hébergeur gratuit sont alors retirés de l’index.
Afin de prévenir contre cet incident, Google sensibilise les hébergeurs gratuits à se protéger contre les spammeurs et les reconnaître, grâce à des méthodes simples.

Les conseils de Google aux hébergeurs gratuit pour se prémunir contre le spam

  • Publiez des conditions générales d’utilisation et communiquez-les aux utilisateurs du service en l’affichant par exemple pendant l’étape d’inscription. Cela montrera de manière transparente la manière dont vous considérez l’activité relative au spam.
  • Placez dans votre formulaire d’inscription un CAPTCHA ou un outil de vérification similaire qui permet de s’assurer que l’utilisateur est un humain, et non un script destiné à créer un grand nombre de sites sur votre service d’hébergement. Bien que cette méthode ne soit pas sûre à 100%, cela peut aider à éloigner un certain nombre de spammeurs.
  • Surveillez votre service d’hébergement gratuit afin de déceler des signaux de spam, comme des redirections, un grand nombre de blocs d’annonces publicitaires, des mots clé qui font penser à du spam, etc. Vous pouvez utiliser la syntaxe site: sur Google ou utiliser Google Alerts si vous cherchez des méthodes simples, gratuites et efficaces à ce sujet.
  • Gardez les données relatives aux inscriptions et essayez d’identifier les traces de spammeurs en analysant les temps de complétion des formulaires d’inscription, le nombre de requêtes envoyées par une même adresse IP, les noms et pseudonymes renseignés lors de l’inscription., etc. Encore une fois, ces méthodes ne sont parfois pas concluantes.
  • Gardez un œil sur vos fichiers log pour surveiller les pics de traffic, principalement pour les nouveaux sites, et essayez de déterminer pourquoi vous dépensez parfois plus de bande passante ou de puissance de traitement.
  • Surveillez la présence de pages possédant des malwares ou des scripts de phishing (hameçonnage). Par exemple, vous pouvez utiliser la Google Safe Browsing API pour tester régulièrement les URLs de vos services.
  • Vérifiez les langues utilisées sur votre service d’hébergement gratuit, en utilisant par exemple des librairies de détection de langue ou la Google Translate API v2.

Enfin, Google conseille de bien inscrire son site dans Google Webmaster Tools afin d’être prévenu si Google détecte des problèmes.

À propos de l'auteur

Alex GiannelliWebmaster à Marseille, Alex Giannelli travaille en tant qu'indépendant pour des TPE, PME et agences de communication depuis 2012. Spécialisé dans la création de site vitrine sous Wordpress et de boutique ecommerce sous Prestashop, ses compétences lui permettent aussi d'intervenir dans tout développement web. Formé chez Ranking Metrics, le référencement naturel et la gestion de campagnes Adwords font également partie de ses spécialités.Voir tous les articles par Alex Giannelli

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